Immobilier ancien : la baisse des prix se poursuit >
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14.11.2013 11:24 Il y a: 4 yrs

Immobilier parisien : chute des prix en pente douce

Les prix de l’immobilier francilien continuent à baisser


Certes, il ne s’agit pas de plongeon, mais de la poursuite d’une tendance déjà constatée les mois précédents par le baromètre de Meilleursagents.com . «?Contrairement aux affirmations - incantatoires ?- de certains professionnels, rien ne signale aujourd’hui ou pourrait laisser présager une reprise significative de l’activité, ni en volume ni en prix?», affirme Sébastien de Lafond Président et fondateur de MeilleursAgents.com.

En octobre, les prix ont poursuivi leur baisse à Paris (-0,7% en moyenne après -0,7% en septembre) et en banlieue ( -0,2% en Petite couronne et -1,1% en Grande Couronne). Cette décrue progressive connaît toutefois quelques accélérations comme sur les grandes surfaces (3 pièces et plus) qui enregistrent une baisse de -1% en octobre après celle -2,0% en septembre. Ce segment accuse, dès lors, une chute de -5% depuis juillet ! En banlieue, les prix reculent d’autant plus que le logement est grand et éloigné des centres villes et des transports (-0,5% dans les Hauts de Seine, -0,1% en Seine-Saint-Denis, stabilité dans le Val-de-Marne et - 1,1 % en Grande Couronne. La saison n’est pas au déménagement pour les familles et le cycle d’achat-revente est actuellement bloqué pour ces grands logements. En revanche, les petites surfaces parisiennes résistent assez bien. Malgré les incertitudes fiscales et leur faible rendement, leurs prix n’ont baissé que de 0,4% (-0,1% en septembre). Elles bénéficient toujours d’une certaine attractivité pour certains investisseurs .

Peut-on, dès lors, miser sur la résistance du marché francilien dont les baisses restent somme toute assez modérées  ? Selon Sébastien de Lafond «?ces baisses cachent en réalité une érosion plus forte. En effet, l’indice constate les prix des promesses de vente signées. Parallèlement, de nombreux biens ne trouvent pas preneurs, car ils sont proposés à des prix trop élevés pour des qualités intrinsèques (localisation, bâti, nuisances…) moindres. Pour vendre les biens les moins attractifs, les propriétaires devront consentir des rabais plus importants que les baisses moyennes affichées dans les indices?».

Peut-on espérer une reprise dans les mois qui viennent  ? «?A défaut de changement majeur des paramètres du marché (fiscalité, coût du crédit, psychologie des acteurs…) et de la situation économique (chômage, inflation, économie mondiale…) le marché immobilier francilien devrait continuer à s’éroder mois après mois avec des niveaux de volume toujours faibles?», estime Sébastien de Lafond. Mais selon lui, « il ne faut pas non plus craindre ou espérer une chute brutale des prix, car le marché français n’est pas une bulle sur le point d’exploser?».

source Les Echos


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