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06.01.2014 14:59 Il y a: 4 yrs

Immobilier ancien : les prix s’effritent mais résistent encore

Selon les chiffres de Century 21 publiés ce lundi, le prix moyen du mètre carré a reculé de 1,8 % en 2013 sur le marché de l’immobilier ancien. La baisse atteint 2,9 % en Ile-de-France et 3,9 % à Paris.


Le marché de l’immobilier ancien a résisté en 2013, soutenu par des taux d’intérêt historiquement bas, a indiqué ce lundi le réseau Century 21, qui compte quelque 900 agences immobilières dans l’Hexagone. Le nombre de transactions a ainsi progressé de 3,1 % en France en 2013, après une baisse de 16,4 % en 2012. Quant aux prix, ils se sont effrités, mais moins que prévu (de 1,8 %), le prix moyen au mètre carré s’établissant à 2.568 euros (3.428 euros pour les appartements et 2.026 euros pour les maisons) sur les douze mois écoulés. En 2012, le recul des prix avait été de 1,9 %.

La baisse des prix est plus marquée en Ile-de-France (– 2,9 %) ainsi qu’à Paris (–3,9 %), où le prix moyen s’établit à 8.190 euros du mètre carré. Le marché «?purge ses excès?», a estimé Laurent Vimont, président de Century 21, cité par l’AFP. «?C’est une nouvelle rare, a-t-il encore commenté C’est ainsi la première fois depuis plus de dix ans que le marché parisien corrige davantage qu’au niveau national. Cette tendance est liée au fait que le marché n’avait pas suffisamment baissé en 2012 : les prix y avaient crû de 1,5 % en moyenne.?» Dans la capitale, les marges de négociation sur les tarifs ont été de 3,6 %, contre 3,3 % en 2012. Les acheteurs parisiens ont utilisé ce recul des prix pour acheter plus grand. La surface moyenne d’un bien immobilier acheté est ainsi passée à 49,5 mètres carrés, contre 46,9 mètres carrés en 2012.

Ces chiffres corroborent ceux de Guy Hocquet (500 agences), présentés en fin de semaine dernière . «?En termes d’activité, le marché en 2013, à défaut d’aller bien, se porte mieux que prévu?», avait estimé le réseau, enregistrant lui une baisse moyenne de 1,6 % des prix au mètre carré des logements anciens l’an dernier et une hausse de 4 % du nombre de transactions. Si l’activité dans l’immobilier ancien a résisté malgré une conjoncture économique morose, c’est «?grâce à la baisse historique des taux tout au long de l’année?», ajoutait-il.

Une analyse partagée par Century 21. « ?Le marché est tenu par ce fil extrêmement fragile que sont les taux bas, actuellement aux environs de 3 %. Ils rendent davantage d’acheteurs solvables et permettent à ceux qui le sont déjà d’augmenter leur financement?», a encore commenté Laurent Vimont. «?Mais si les taux remontent, prévient-il, les enveloppes de financement se dégraderont (...) donc il y aura moins d’acheteurs, et des acheteurs moins solvables, ce qui fera baisser les prix?».

Copier-collé en 2014

Même si elles relèvent souvent de l’exercice de style, le président de Century 21 a tenté de donner des prévisions sur l’évolution du marché pour 2014. « Du fait de la pénurie de logements, les taux seront une nouvelle fois le juge de paix du marché immobilier français? », a-t-il souligné. A taux constants, les prix et l’activité devraient évoluer de la même façon qu’en 2013 avec des fortes disparités régionales. En cas de remontée brutale des taux d’emprunts immobiliers, qui passeraient de 3 % en à 4,5 % en moyenne, les volumes de ventes s’effondreraient. La réaction sur les prix ne se ferait pas sentir avant trois à six mois. «?I l faut grosso modo compter pour une hausse de 1 % des taux, un chute des prix de 10 % à 15 %.? » En revanche, si l’évolution à la hausse des taux restait modérée au cours de cette année, l’activité ne serait pas touchée et les prix reculeraient en moyenne de 5 %.

Les Echos


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